Rencontres littéraires avril/mai 2017

6 avril 2017

Nadine MONFILS : Elvis Cadillac – King from Charleroi : Avec sa chienne affublée d’une banane rose, Elvis sillonne les routes au volant de sa Cadillac ornée de cornes de vache pour aller donner des concerts. Abandonné à l’âge de 5 ans près des toilettes d’un restoroute, il a été recueilli par un couple d’épiciers fans de Georgette Plana, et est devenu Ze sosie officiel du King ! Invité à chanter pour l’anniversaire d’une vieille châtelaine, sur l’air de « Blue Moon », il va se retrouver au cœur d’un crime bien étrange, avec en prime une panoplie de pétés du couvercle !

Shumona SINHA : Apatride : Esha a quitté Calcutta pour s’installer à Paris, la ville dont elle rêvait. Or d’année en année, les déceptions s’accumulent, tout devient plus sombre et plus violent autour d’elle. Issue d’une famille de paysans pauvres, Mina vit près de Calcutta. Par ignorance ou par crédulité elle est entraînée à la fois dans un mouvement d’insurrection paysanne qui la dépasse, et dans une passion irraisonnée pour son cousin Sam qui lui fait commettre l’irréparable. Les destins d’Esha et de Mina se répondent dans ce roman qui ne ménage ni notre société, ni la société indienne.

Dominique MANOTTI : Le corps noir : Entre le débarquement des Alliés et la libération de Paris, deux mois et demi s’écoulent. La SS allemande – le « corps noir » et la Gestapo française règnent encore. Dans leur sillage, industriels, banquiers et artistes s’enrichissent et mènent une vie de plaisir. Mais les plus perspicaces sentent le vent tourner…. Ce roman peint ceux qui perdent, ceux qui s’en sortent et ceux qui se retrouvent toujours, quoi qu’il arrive, dans le camp des vainqueurs.

4 mai 2017

Lionel DUROY : L’hiver des hommes : Pourquoi la fille du général MLADIC, commandant en chef des forces serbes durant le siège de SARAJEVO, accusé de génocide, s’est-elle tiré une balle dans la tête avec le revolver préféré de son père ? C’est pour tenter de répondre à cette question que Marc, écrivain passionné depuis toujours par le destin des enfants de criminels de guerre, s’envole pour BELGRADE, en novembre 2010.

Joann SFARR : Comment tu parles de ton père : « Papa est né l’année ou tonton Adolf est devenu chancelier en 1933. C’est l’année où pour la première fois on a découvert le monstre du Loch Ness. C’est l’année enfin où sortent King Kong sur les écrans. Mon père c’est pas rien ». «  Ce sont les huit jours d’agonie de mon père, aucun suspens il meurt à la fin ». Tout le monde n’a pas la chance d’avoir un père comme André SFARR. Ce Livre pudique, émouvant et très personnel est le Kaddish de J. SFARR pour son père.

Alexandre JOLLIEN : Éloge de la faiblesse : récit autobiographique. L’auteur, handicapé moteur, a, de par sa pugnacité et son intelligence, su tirer profit de ce handicap. Il nous invite par ailleurs à une réflexion singulière mais nécessaire sur la distinction entre le normal et l’anormal.

François SUCHET : Sous les ailes de l’hippocampe : Ancien pilote de ligne, l’auteur a tout vu mais à 12 000 mètres de haut. Paris-Canton (chine) c’est son job, aux commandes de son long courrier frappé de l’emblématique logo d’Air France. Le découvrir, c’est le voir au raz du sol, en VTT, équipé d’une caméra et d’un GPS et d’un téléphone portable. Neuf pays traversés, des mois de pédalage, sevré de sa famille qui vit difficilement son escapade. Et c’est la vie, des rencontres, des angoisses, des peines et des joies. De la Chine à la France l’auteur s’éprouve.