Rencontres littéraires de février 2020

Bonjour,

Voici le compte-rendu de la dernière rencontre littéraire du 5 février dernier. Malheureusement, en raison des circonstances, les prochaines rencontres sont annulées. Bonne lecture.

Ragnar JONASSON : L’île au secret : deuxième volume de la trilogie La Dame de Reykjavit. Au large des côtes d’Islande, l’île de Ellidaey abrite la maison la plus isole au monde. Quatre amis ont choisi d’y fêter leurs retrouvailles. Mais, après la chute mortelle de l’un d’eux, la petite escapade tourne au drame. L’inspectrice Hulda n’a qu’’une ambition : découvrir la vérité. Mais sur l’île d’Ellidaey plane une atmosphère étouffante , des fantômes du passé ressurgissent.

Petros MARKARIS : Pain Education et Liberté – Enquête du commissaire Charitos. 3ème volet de la trilogie sur la crise grecque. 2014 – A Athènes, la survie quotidienne est de plus en plus difficile pour les citoyens appauvris et pour les immigrés harcelés. C’est alors qu’un tueur en série jette son dévolu sur des personnalités d’envergure issues de la génération Polytechnique qui après s’être rebellés contre la junte militaire ont eu une carrière fulgurante. Le criminel reprend le célèbre slogan des insurgés de l’époque pour formuler sa revendication : Pain Education et Liberté.

Julie BAUDIN : Le Condor et la Momie – Nouvelles du Pérou. Don Bélisario est chamane, un maitre dans son domaine, refusant d’exploiter de manière commerciale les bienfaits de la forêt. Lorsqu’un étranger lui propose de l’argent pour découvrir les effets de l’ayahuasca, il s’interroge : tout peut-il s’acheter ? C’est la question qui anime aussi les personnages des neuf nouvelles : José le pêcheur – pilleur de tombes à ses heures ;  Pedro le paysan qui rêve d’un avenir meilleur pour ses enfants ; Nora la domestique en quête de réussite sociale ; Manolo l’agent immobilier cupide quoique lié à la terre de ses ancêtres. Dualisme entre consumérisme à la dérive et attachement à des valeurs plus humaines.

RISS : Une minute et quarante- cinq secondes : RISS raconte une histoire collective et son atomisation instantanée ultra-violente. Récit intime et raisonné d’un évènement tombé dans le domaine public : l’attaque terroriste contre CHARLIE HEBDO le 7 janvier 2015. A travers le trajet solitaire de l’impossible retour à l’impossible normal. Riss tente de se réapproprier son propre destin, de réhabiter une vie brutalement dépeuplée  et apprivoise l’inconfortable légitimité du rescapé qui se soustrait à sa stricte condition de victime, le choc impensable du massacre idéologique, le scandale d’une revendication qui mêle douleur, perte deuil, révolte et rage.

Kaouther ADIMI : Les petits de Décembre : Nous sommes en 2016, à Dely Brahim, une petite commune de l’ouest d’Alger, dans la cité du 11 Décembre. Au milieu de la cité un terrain vague, qui sert de terrain de sport, de lieu de rencontre aux jeunes de la cité. La vie est harmonieuse malgré les jours de pluie qui transforme le terrain en surface boueuse, à peine praticable. Mais tout se dérègle quand deux généraux débarquent avec les plans de villas qu’ils veulent construire sur le terrain ; d’après les papiers « officiels » le terrain leur appartient. Avec l’innocence de leurs convictions et la certitude de leurs droits, les enfants s’en prennent directement aux généraux. Bientôt la résistance s’organise, menée par Inès, Jamyl et Mahdi. Au contraire des parents craintifs et résignés, cette jeunesse s’insurge et refuse de plier. A travers l’histoire d’un terrain vague, l’auteur explore la société algérienne d’aujourd’hui avec sa corruption, ses abus de pouvoir mais aussi ses espérances. 

Et puis nous avons parlé de Ryszard KAPUSCINSKI  (1932 – 2007), journaliste et écrivain polonais. Célèbre pour ses reportages réalisés au cœur de l’Afrique et de ses populations, en Amérique Latine, et ses analyses du régime du shah d’Iran et de ses descriptions de l’Europe de l’Est. Auteur polonais le plus traduit à l’étranger. Il a reçu de nombreux prix pour son livre Ebene. Dans Cet Autre il mêle réflexions philosophiques et regard du reporter. Fruit d’une vie entière de voyages, il pose un regard nouveau sur le concept de l’Autre en Occident, du regard des européens sur les habitants du Sud.