Café littéraire du 5 MAI 2026
Prochain café littéraire le jeudi 25 juin. Il se tiendra au Café des Deux Gares à midi.
Nous évoquerons nos lectures autour d’un bon et sympathique déjeuner. Si vous souhaitez y participer, inscrivez-vous sur familleblancher@aol.com avant le 18 juin 2026.
Depuis la création de ces rencontres, ce sont plusieurs centaines de livres qui ont été partagés entre lecteurs – adhérents ou pas – de l’association Sous Les Couvertures.

Fabien ARCA : TKT ; roman ado – à partir de 15 ans – Alors qu’il attend sa copie de brevet blanc Tristan stresse, sa note va peser lourd dans son orientation. Trop mauvaise = filière professionnelle. Pas trop mauvaise = filière générale. Et alors qu’il attend, Tristan pense à Ava. Qu’est-ce qui a bien pu se passer entre eux ? Pourtant c’était bien au début. Alors pourquoi elle ne veut plus lui parler ? Au fond de lui, Tristan sait. Et c’est en attendant cette note, celle qui fera prendre ou pas un virage à sa vie d’ado, que les souvenirs remontent petit à petit. Ava est dans tous. C’est normal, Ava occupait toutes ses pensées. Ava occupe toujours ses pensées….

Jean-Philippe BLONDEL : Les Périphériques : roman ado à partir de 14 ans. Axel vit dans une petite ville de province. Un quartier éloigné du centre où l’avenir ne signifie pas grand-chose. Pour clore son année de seconde, il doit trouver un stage. C’est ainsi qu’il atterrit à Campus X10, une radio locale sur le déclin. Mis en confiance par Guy, l’animateur, Axel, le réservé amoureux des mots, prend ses marques. Jusqu’au jour où une idée lui vient pour booster et rajeunir l’audience : lancer une émission où les ados auraient enfin la parole et qui s’appellerait Les Périphériques.

Bulbul SHARMA : Maintenant que j’ai 50 ans – Après un demi-siècle d’existence, les femmes des histoires de Bulbul SHARMA découvrent avec stupeur que la vie n’est pas telle qu’elles l’avaient toujours imaginée. Passant de la révélation à la rébellion, elles vont apprendre à écouter leurs désirs, s’ouvrir au monde extérieur et à leur monde intérieur, à s’épanouir enfin. Pour l’auteure, à cinquante ans, la vie ne fait que commencer. Roman tendre et humour malicieux.

Eric VUILLARD : Les Orphelins, une histoire de Billy The Kid : Dans ce court roman, l’auteur livre une bibliographie imaginaire de ce personnage dont on sait finalement très peu de choses. Loin de l’image du voyou rebelle mort à 21 ans, l’écrivain dépeint Billy comme un orphelin, pur produit de la violence coloniale et du capitalisme naissant. Un garçon instrumentalise puis sacrifié par de riches propriétaires qui ont étendu leur pouvoir à l’échelle d’un pays. Cette relecture radicale du mythe western, autant histoire du passé que réflexion sur le présent a suscité des réactions passionnées et contradictoires.

Martine CARTERON : Les Effacées – roman ado – une nuit au musée d ’Orsay, Jo se retrouve enfermée dans le bâtiment. Seule au milieu des peintures de maîtres, une mystérieuses Virginie entre en contact avec elle. Elle a une histoire à lui raconter ou plutôt plusieurs, celles des effacées. Ces femmes peintes puis recouvertes ou invisibilisées par le même célèbre artiste : Gustave Courbet. Virginie raconte à Jo son histoire, lui parle de Jeanne, de Constance, d’Euphrasie. De tableaux comme l’Origine du Monde. Ses mots résonnent chez Jo, font un écho avec ce qu’elle vit, à son époque et changeront à tout jamais le regard de la jeune femme.

Hélène GESTERN : 555 – Grégoire Coblence découvre une partition ancienne dans un étui de violoncelle qu’il est chargé de rénover. Elle suscite l’intérêt de Giancardo Albizon, qui a de graves problèmes d’argent à cause de dettes de jeu pour lesquelles il subit des menaces de mort de la part d’un « Polonais ». Surmontant sa timidité naturelle, Grégoire obtient, par l’intermédiaire de son ami luthier, d’être reçu par Manig Terzian. La claveciniste déchiffre la partition et la joue devant Grégoire. Elle est enthousiaste car elle droit reconnaître dans cette pièce splendide la main de Scarlatti. Or cette partition, déposée dans l’atelier du luthier, disparaît ainsi que deux violons, lors d’un cambriolage. Dès lors, toute l’intrigue du roman se noue autour de cette partition.

Sophie CHAUVEAU : Manet, le secret : Le scandale est inouï, inconcevable aujourd’hui, quand Edouard Manet présente enfin un tableau, Le Bain, au Salon des Refusés en 1863. Manet fascine Baudelaire, Zola, Mallarmé…. Il entraîne à sa suite les plus grands peintres de l’époque, Monet, Renoir, Degas et tous ceux qu’on appellera bientôt les Impressionnistes, qui se réclament de lui. Tous sont unanimes devant son génie précurseur. Pourtant il suscite de la part des institutions académiques et d’une partie du public un rejet aussi violent qu’incompréhensible. Sa vie intime est elle aussi, marquée du sceau du secret : celui de sa relation avec Berhe Morisot, ou l’existence d’un fils caché, mais toute sa vie à ses côtés et sur ses toiles…. « Sans Manet, pas de peinture au XXème siècle ! affirmait Picasso.

Maryse WOLINSKI : La Mère qui voulait être femme : C’est une journée particulière. Marta, ancienne violoniste célèbre, fête ce soir ses quatre-vingt-dix ans. Sa fille, Cécile, prépare la réception et sa petite fille de trente ans, Esther, s’apprête à donner un solo de violon pour l’occasion. Au fil des heures, alors que la soirée approche, les trois femmes replongent dans leurs souvenirs. Vie flamboyante ou égarée, abandon, trahison, plaisir et chagrin….. A travers ces regards croisés se révèlent progressivement trois cheminements dont la singularité vient se briser sur un même secret. Et sur la même histoire. Roman de la transmission, portrait de femmes éprises de liberté.

Denis INFANTE : Rousse – Ou les Beaux habitants de l’univers – à partir de 13 ans,premier roman : Sur une terre que l’homme semble avoir désertée, où l’eau est devenue rarissime, tous les vivants « mobiles autant qu’immobiles » souffrent de la soif. Les végétaux dépérissent. Les animaux aquatiques aussi, pris au piège de l’évaporation de leurs demeures. Au retour de longs périples, les oiseaux migrateurs n’apportent pas de bonnes nouvelles : partout la sécheresse sévit. Ainsi commence ce bref roman, porté par une langue au ras du réel, de la conscience et des sensations de Rousse, une jeune renarde. Son histoire possède la clarté d’une fable et la puissance d’une odyssée. Rousse découvre une trace de l’existence passée des hommes, l’incompréhensible carlingue d’un avion écrasé au sol. Tout comme sont inoubliables les scènes où elle chemine et dialogue avec un vieux corbeau très sage du nom de Noirciel. Recherche héroïque de l’eau vitale mais peut-être impossible à trouver…..

Sylvie WOJCIK : Les Dernières Volontés de Heather McFerguson : Un jour, Aloïs, libraire à Paris, reçoit la lettre d’un notaire d’Inverness lui annonçant qu’une inconnue, Heather McFerguson, lui lègue sa maison dans le village d’Applecross – sanctuaire en gaélique. Qui est cette femme, dont Aloïs n’a jamais entendu parler et surtout pourquoi fait-elle de lui son héritier universel ? Après avoir hésité, il accepte et se rend en Ecosse pour essayer d’élucider ce mystère. Là-bas, dans ces paysages faits d’eau, de pierres et de lumière, il ressent ce sentiment étrange d’avoir trouvé sa place. Tout, absolument tout, l’attire dans ce pays inconnu. Il y rencontrera des personnes qui, avec leur part d’ombre et de lumière, l’aideront, chacun à sa manière, à comprendre la raison de sa présence. Alors peu à peu se dessinera une part de son histoire familiale.






